QUELQUES EXTRAITS DE MA VIE DE TOUS LES JOURS

(Page créée à partir du  3 janvier 2014)

 

Je ne sais pas quelle branche de la police française (ou de l'armée) ils appartiennent, par contre, ce que je peux vous dire, c'est que le gouvernement leur donne beaucoup TROP de DROITS, beaucoup TROP de POUVOIRS, s'ils ne se sont pas donné ces droits et ces pouvoirs eux-mêmes! 

Leur mode opératoire est le même pour plusieurs victimes. Énormément de MOYENS sont déployés pour ELLES, Les deniers publics et l'énergie publique sont souvent gaspillés, au nom de quoi?, de la BÊTISE HUMAINE. Le but: ÉLIMINER SANS LAISSER DE TRACES, LA VICTIME QUI CONNAÎT CE QUI SE PASSE. Pour cela tous les moyens sont bons pour L'ENCERCLER, L'HUMILIER, LE RÉDUIRE A NÉANT, LE HARCELER DANS TOUS LES DOMAINES POUR LE POUSSER AU SUICIDE ET SURTOUT A LA FOLIE; FOLLE qui croira ce que peut raconter une victime?

 

COMMENT J'AI FAIT POUR CONNAÎTRE LE 115 ET ETRE OBLIGÉE DE LES APPELER ?    ET MA PREMIÈRE HOSPITALISATION ?

 

Quand je suis partie de Montpellier en 2007-2008, pour aller chercher de l'aide auprès de différents pouvoirs publics, j'ai fait de nombreuses villes. Les premières ont été Poitiers voir Ségolène Royal; ensuite la Bretagne et Lille pour voir Martine Aubry.

 **arrivée à Poitiers, après 2 à 3  nuits à l’hôtel, un centre d'hébergement m'a accueilli sans problème, sur demande de la région, mon fils et moi. Nous y avons vécu 3 ou 4 mois, en attendant de recevoir la réponse de Ségolène Royal. Elle n'a jamais répondu à mes nombreux courriers.  Et la police, parallèlement continuait en pire ce qu'elle me faisait à Montpellier; j'ai donc décidé d'aller voir Martine Aubry à Lille. Arrivés à Lille, nous sommes allés à l’hôtel comme je fais d'habitude puisque j'avais encore mes revenus qui s'élevaient à 1000€ environ par mois. Tous les hôtels du coin étaient complets parait-il. A chaque fois que nous nous éloignions de la gare pour trouver d'autres hôtels, la police nous escortait avec les sirènes, et comme par miracle, TOUS ÉTAIENT COMPLETS. J’étais obligée pour protéger mon bébé  de rentrer à la gare de m’asseoir sur un banc, et de lui créer les conditions pour qu'il puisse au moins dormir sur moi. Il arrivait à dormir et moi, j'avais le plaisir de l'entendre ronfler. je le tenais comme çà jusqu'au petit matin. Ensuite, les toilettes pour 50 centimes, on peut se faire un minimum d’hygiène et le tour est joué. Mon fils avait 13 ans. Je suis allée à la mairie déposer la lettre que j'avais écrit à Martine Aubry; j'ai aussi demandé à voir une assistante sociale. Une m'a reçu, je lui ai expliqué ma situation d'hier avec les hôtels fermés et le fait que nous avons passé la nuit à la gare. Elle me dit qu'elle ne peut rien faire pour moi et que je devrais appeler le numéro suivant: le 115, et il n’y a aucun problème, même si je n'ai pas un hôtel, on nous trouvera quelque chose mon fils et moi.

J'ai suivi ses instructions, et là, j'obtiens quelqu'un au tel qui me dit de l'appeler le soir vers 20 h.

J'en ai profité pour s'occuper de mon fils,  à le nettoyer, à lui donner à manger, à s'amuser avec lui, et à lui faire faire ses devoirs; 

Le soir à 20h j'appelle le 115, après plusieurs  questions, la personne au bout du fil me dit en dernière instance qu'il n’y avait rien pour moi, et qu'il fallait rappeler demain dans la journée.

Il était 20h j'ai pris mon fils à la main, on a marché longtemps, et par hasard j'ai trouvé un garage à moitié fermé. J'ai eu la chance de trouver des cartons vides dans le secteur et j'en ai fait un tapis.

Assise par terre, mon fils a pu dormir encore une fois de plus comme un petit ange, moi non.

Dés qu'ils ont vu que nous étions à l'abri, les sirènes n'ont pas arrêté de sonner, en fin de compte, je suis restée jusqu'au petit matin et ensuite j'ai repris les transports en commun pour retourner à la mairie leur réexpliquer la situation.

"Non, nous ne pouvons rien faire pour vous, adressez vous au 115, ils vous trouveront une solution". La journée, je retourne voir les hôtels, là aussi, toujours complets.  La nuit, j'ai toujours eu la chance de trouver un endroit petit soit-il pour protéger mon fils surtout quand il pleuvait ou quand il faisait trop froid. Cette situation a duré minimum 1 semaine jusqu'à ce je trouve une auberge de jeunesse à la porte de Paris de Lille.  Arrivés, sur place, ils me disent que mon fils peut passer la nuit, mais pas moi, parce que C'EST QUE POUR LES JEUNES (bêtement je l'ai cru,), j'ai pris une carte pour mon fils, j'en ai profité pour lui payer 3 ou 4 nuits à l’avance, par peur de le faire dormir dehors. Moi, je me mettais sur un banc public jusqu'au petit matin. Par la suite, quand ils ont vu que je ne laisserais plus mon fils vivre dans ces conditions difficiles, le 115 m'a donné une adresse, c'était un foyer d'hébergement. 

Nous y sommes restés 1 mois à peu prés, entre temps, mon appartement à Montpellier a été confisqué. Je demandais donc aux services sociaux de Lille de rester dans la région et donc de trouver rapidement un logement. Les services sociaux m'avaient rassuré que c'était faisable, mais qu'il fallait que je sois patiente.

J'Y AI CRU. Quelques temps après dans le même foyer, un après midi, un travailleur social me convoque, je le retrouve dans son bureau, elle me dit que je devais aller faire une consultation à l’hôpital, parce que cela fait partie de leur règlement, elle m'explique des tas de choses qui ne tenait pas debout. je lui dit que cela fait un mois que je suis là, il n’y a aucun problème, personne ne m'a jamais parlé de cette consultation, je lui  demande donc de m'expliquer clairement le pourquoi, le but... elle a commencé à s'énerver, à me traiter de tous les noms, à me traiter de COMPLIQUE...pour finir ensuite par me dire de l'attendre dans son bureau, elle revient.

En général, je vois venir certaines choses, mais là franchement, je n'ai rien vu venir.

Quelques minutes plus tard, trois hommes et une femme arrivent dans le bureau, on me tient un bras, un autre l'autre bras, et les 3 m'immobilisent, la dame sort une piqûre et me l'enfonce. Mon fils était à la salle de télé, ils m'ont pris, m'ont mis dans une voiture d'ambulance et je ne me suis plus souvenue de rien.

 Je me suis réveillée dans un lit d’hôpital, (je n'ai toujours rien compris), je demande ce qui se passe, on me dit que le médecin va venir me voir. ils m'ont donné à manger, j'avais une perfusion et le médecin est venu par la suite m'expliquer que c’était DANS UN HÔPITAL PSYCHIATRIQUE ET QUE J’ÉTAIS EN OBSERVATION.

Je lui dit  que ce n'est pas possible car j'avais mon fils à m'occuper et là il me dit que le foyer s'en occupait et que je n'avais rien à craindre. Un jour, 2, 3, 4 sans mon fils, ça commençait à être long. Comme j'insistais beaucoup pour mon fils, le médecin m'explique en fin de compte qu'il est mis en foyer et que je ne pouvais pas le voir tant que je suis à l’hôpital. (en faite, ils venaient de me mettre à l’hôpital psychiatrique, pour légitimer le DROIT DE METTRE MON FILS A L'ADASS). 

Je suis restée enfermée un mois à l’hôpital, la police était toujours là à m’empêcher de dormir et à continuer les sirènes, dès que je sors du lit, dés que je vais aux toilettes, dès que je me douche, dès que je m'habille, dès que j'aille à la salle à manger..., tout mon séjour à l’hôpital à été rythmé par les sirènes et des réveils à 2h ou 3h du matin comme auparavant.

 

QUI EST DERRIÈRE LE 115?

 Pour une personne lambda, le social évidemment. Pour les pucés comme moi, derrière le 115, il y'a LA POLICE. En effet, derrière ce téléphone, nos bourreaux qui se cachent en permanence, peuvent nous parler librement d'une part. D'autre part, pour eux, le 115 devait être UN COMPLEXE POUR NOUS. Ils ont tout étudié. Combien de fois ils m'ont répété "madame, comme cela, vous ne nous appellerez plus tous les jours".  Enfin, j'ai décidé de ne plus les appeler tout simplement parce que je me suis dit qu'ils se sont assez amusés de moi comme çà, pendant des années, maintenant STOP.  

iL y'a le 115, mais aussi le SIAO. Le 115, est le tél gratuit. Le SIOA, c'est un travailleur social qui les appelle pour la personne. En fait c'est le même organisme. Le 1er janvier 2014 j'ai arrêté définitivement avec le 115 et je me suis inscrite tous les jours au SIAO, ils m'ont demandé les premiers temps, pourquoi j'avais quitté le fort de Nogent ou la rue Blanche qui étaient pourtant bien pour moi. Depuis le 1er janvier, nous sommes le 17 janvier, ils n'ont rien trouvé pour moi, pourtant tous les jours des personnes sont hébergées.

 

PARIS FRIENDS HOSTEL

je suis venue à paris de 2008 à 2013 pour déposer des documents  et courriers aux différentes institutions susceptibles de comprendre le problème que je vivais , prendre des rendez-vous avec des autorités pour une éventuelle solution à ce problème.  En temps normal, je vais à l’hôtel  au "PARIS FRIENDS HOSTEL" 122 boulevard de la chapelle à Barbes, la nuit c'est à partir de 16€ et je suis tranquille. Le problème est que, comme ils m'ont déjà fait dans le passé , ils ont recommencé à paris. a chaque fois que j'allais dans cet hôtel, ils ont refusé sous prétexte que c’était complet. Parfois, pour ne pas me laisser faire, je prenais des chambres à l'avance. Malheureusement, c'était  inutile. ils s'arrangeaient avec l’hôtel pour qu'on me mette dans une chambre particulière. Non seulement à l’hôtel, je suis maintenue éveillée toute la nuit , très souvent, c'est des gars  (des hommes) avec qui je partage la chambre. Parfois, ils travaillent avec leur ordinateur toute la nuit ou leur tel, pour m'importuner uniquement, parfois c'était infernal. Parfois, c'est dans une chambre où je suis au dernier lit (3 étages de lit superposés) qu'il faut enjamber, sinon je n'ai rien. A  chaque fois, ils me réservent une surprise pour me décourager d'être à l’hôtel. 

Il m'arrivait aussi d’être à court d'argent à paris, ou d'en avoir marre de dépenser de l'argent pour rien, j'appelle donc le 115, qui aime bien s'amuser avec moi. A chaque fois que je les ai sollicité ils ont refusé catégoriquement. Par contre ils venaient quand même m’embêter SYSTÉMATIQUEMENT dans un hôtel ou je peux me trouver ou chez des amis, ou chez des parents.

 

MON FILS :

Ils m'ont arraché mon fils de force prétextant que j'étais FOLLE. C'est extraordinaire d’être folle et de pouvoir raconter une histoire, un vécu aussi CLAIR et NET. C'est extraordinaire d'avoir été folle en 2007 et ne plus l’être en 2014.

 

Aujourd'hui, ils ont peut-être changé d'avis vu l'évolution de la situation actuelle. Mais je n'étais pas la seule ciblée en faite. Mon fils faisait bel et bien partie de leur "programme". Moi mon destin était la FOLIE pour sûr par tous moyens. Mon fils le destin qu'on lui avait réservé c'était un militaire, formé pour être un bourreau , un tortionnaire, c'est à dire ce qu'ils me font à savoir la manipulation et le harcèlement électromagnétique à distance. Leur vice c'est l'évidence même: mon fils mon propre bourreau.

 

Je rappelle que mon fils est métis français ; Ils m'ont pris mon fils de force, il avait 13 ans et ils l'ont placé à l'ADASS. (13 ans à 20 ans). A 13 ans, c'est simplement dire à un enfant" VAS, PRENDS TA LIBERTÉ, FAIS CE QUE TU VEUX" (tu peux fumer, te droguer, être alcoolique, ne pas aller à l'école, être vicieux...)

Les éducateurs c'est bien beau, mais ils ont leurs enfants à la maison. Ils sont payés pour "garder" des jeunes, mais l'éducation du jeune dont ils ont la charge, ils s'en foutent éperdument. Mon fils me racontait souvent l'alcool, la drogue, la violence extrême... qui circulaient dans les foyers. Je ne pouvais qu'avoir très peur pour lui, mais que puis-je faire devant une administration française SOURDE et AVEUGLE? Rien.

Mon fils aimait beaucoup s'amuser, ce qui m'obligeait à être une mère un peu sévère en ce qui concerne ses études. Il fallait d'abord faire ses devoirs avant de regarder la télé ou de jouer et cela marchait très bien.

Quand maman n'est plus là, vous savez bien qu'il ne fera aucun effort.

Mon fils a été admis à l'école militaire de Saint Cyr à Paris. C'est une école prestigieuse. Je me posais toujours la question à savoir pourquoi mes bourreaux l'avaient mis dans cette école ?

Pourquoi me faire vivre l'enfer tous les jours et mettre mon fils dans une telle école ? Je ne comprenais pas.

Mon fils de lui-même, je ne crois pas qu'il aurait réussi à y entrer, tellement que la sélection est dure.

Il a fait Saint Cyr 3 ans (en redoublant) et il n'a pas voulu continuer à cause du niveau élevé; il a arrêté l’école à Saint Cyr mais est toujours pensionnaire à l’internat de l’école militaire. La semaine il dort sur place et le week-end, il rentre à la maison. Réveil à 5h du matin, entraînement militaire, entourage militaire... (dont des « fous » de l'armée qui ne veulent pas de femmes dans leur vie, qui chantent la marseillaise et qui se consacrent corps et âme à leur métier futur de soldat...)

Pour mon fils, même s'il est lucide, l’armée c’est toute sa vie, tout son objectif et son futur professionnel. Il est CONDITIONNE pour être un futur soldat, un futur tueur et rien d’autre. Il n'en est pas conscient bien évidemment.

Depuis l'âge 16 ans, il me raconte qu'il a fait plusieurs demandes de travail pendant les vacances et il n'a jamais rien eu. Peut être, il s'y prend mal, c'est une hypothèse; par contre, ses demandes auprès de l'armée sont souvent positives.

La conclusion que j'ai de tout cela, c'est qu'ils ont "pourri" mon fils pour ne pas dire détruit. Pendant 7 ans, ils  l'ont formaté. 7 ans de vie gâchée, dans l'unique espoir pour mes bourreaux d'en faire UN FLEMMARD, UN RATE, un MISÉRABLE… QUE SEULE l'armée qu'il aime tant, tendra la main. Et là, on fera de lui ce qu'on voudra.

 

 OFFRE D'EMPLOI DE L’ARMÉE FRANÇAISE:

Combattant des Systèmes d'Information et de Communications H/F

Spécialiste Renseignement d'Origine Électromagnétique H/F

Entreprise : Armée de Terre                              Contrat : CDD                    Localisation : Sud-Est

Vous êtes rigoureux(se) et réactif(ve) ? Vous faîtes preuve d'autonomie et avez le goût pour les matériels techniques ? Ce sont des qualités que l'armée de Terre attend de vous pour être combattant(e) des SIC :
- H/F entre 17,5 et 29 ans au plus de nationalité française, en règle avec les droits civiques français.
- Diplômé(e)s type CAP/BEP ou Bac (apprécié(e)s mais non obligatoire).

Formation / évolution / reconversion :
- Formation générale initiale de trois mois pour acquérir les bases du métier de soldat....

Salaire              1250 €/mois.                publié le 03/02/2014                  Réf : 244 5624687

S'engager comme :

Spécialiste Renseignement d'Origine Électromagnétique H/F - détection analyse des signaux électromagnétiques (DASEM), c'est intercepter et caractériser les signaux d'origine électromagnétique. En qualité d'opérateur(trice) interception et analyse technique, vous mettez en œuvre et exploitez une table d'interception technique ou une station de guerre électronique.......

 

 

 

 Le 17 février 2014, j'ai pu enfin avoir un petit appartement T2

 Le 25 février 2014, mon fils et moi se retrouvent. Mon bébé de 13 ans a maintenant 20 ans. Nos retrouvailles ont été scellées bien-sur par les sirènes de police.

Personnellement, je suis pucée à 200%, la certitude est dépassée de très loin. Par contre mon fils l'est-il? Je n'en sais absolument rien. Il y'a de fortes chances qu'il le soit, les connaissant maintenant  très bien et sachant qu'ils ne reculent devant rien.

 

Actuellement il ne subit aucun harcèlement physique ou moral; mais le harcèlement psychologique commence sans qu'il ne se rende compte. Par exemple, il passe son bac cette année. Il habitait Lille et venait à Paris pour étudier; on le lui donnait pas son billet de transport pour aller à l'école; il a donc accumulé beaucoup de retard; Le jour de son examen blanc, à l'école militaire, on les réveille à l'aube (une descente pour voir s'il y'a de la drogue dans les chambres; cela a pris du temps et il n'a pas pu se présenter à son examen blanc.

Depuis qu'il est avec moi, mes revenus sont bloqués ainsi que toutes mes démarches administratives.

Un jeune de 20 ans a des besoins et est souvent fragile. Ils le savent et donc ils jouent là-dessus. Notre argent est bloqué, donc même pour acheter un paquet de cigarettes ou un gel douche...pour lui nous pose problème.

C'est simplement dans le but de CREER DES FRUSTATIONS chez lui.

Pour lui permettre de mener bien sa scolarité, j'ai pris Internet à la maison et le week-end quand il est à la maison, il révise ses cours sur Internet. Comme par miracle, on a jamais Internet quand il doit travailler. Cela me rappelle mon cas personnel en 2004 quand je passais une licence informatique. Je n'arrivais jamais à accéder à mes cours. En effet, c'était dangereux pour eux que je continue des études de programmation. Ne comprenant pas à l'époque pourquoi à la fac j'avais tous ces blocages, j'ai fini bien sûr par tout abandonner.

Maintenant c'est le tour de mon fils; ils ne veulent pas qu'il aille à l'école c'est évident.

Ils veulent faire de lui un IGNARE juste bon à comprendre le métier de tortionnaire.

 

MA VIE A PARIS:

Montpellier, Nîmes, Poitiers, Bretagne, Lille, Paris, Tulle...quand je n'ai reçu aucune réponse des autorités, je me suis dis que je vais m'installer définitivement quelque part et attendre. Je suis revenue à Poitiers car Ségolène Royal était une femme que j'admirais beaucoup et je m'étais longuement battue pour elle pendant les élections présidentielles quand elle était candidate.

Arrivée à Poitiers, j'ai fait des demandes de logements, mais rien. Pendant plus de 6 mois, précarité totale, parfois j'ai eu la chance d’être logée par des amis. Les services sociaux avaient fermé toutes leurs portes. Même en hiver, pendant plus de 2 mois, ils ont refusé catégoriquement de m'octroyer UN HÉBERGEMENT D'URGENCE. Le 115 et les assistantes sociales m'ont dit qu'ils n'avaient rien pour moi, dans TOUTE LA RÉGION.

Quand j'en ai eu vraiment marre de cette situation, j'ai fait UN CHANGEMENT DE CAF ET JE SUIS VENUE DÉFINITIVEMENT A PARIS. Je venais souvent à Paris, je savais aussi que rien ne me sera facilité mais JE N'AI JAMAIS EU PEUR. Le 115 m'avait donné l'adresse d'un accueil de jour LA HALTE FEMME  à la rue Raguinot près de la gare de Lyon (Solange Gomis, Malika, ...). C'est l'association AURORE qui le gère. Elle aide les femmes pour l'hébergement d'urgence.  Les femmes qui dorment dehors la nuit, peuvent aussi venir s’asseoir le jour là-bas et même dormir sur place, la journée. Elles peuvent aussi se laver, regarder la télé, faire du linge, faire des photocopies, téléphoner, prendre le petit déj et avoir des tickets resto pour le midi et le soir.... Elles aident réellement. Mais, moi, comme vous pouvez l'imaginer, ma personne, la police en a fait sa propriété. Les travailleurs sociaux qui sont sur place me connaissent depuis des années. Elles n'oseraient jamais me venir en aide en me logeant dans leurs propres foyers  qu'ils gèrent, ni dans d'autres qu'ils mettent à la disposition d'autres personnes. Il y'a des foyers, des résidences, des hôtels, énormément de structures à Paris, voici un aperçu avec le lien suivant.

http://www.ors-idf.org/dmdocuments/GuidePersDiffi.pdf

Même pour  bénéficier d'un hôtel au mois que je peux payer comme la plupart des gens qui sont passés à la halte, la police y met son veto.

Le chapsa c'est ce qu'ils me réservent et ce qu'ils m'ont toujours réservé. Là je suis dans la tanière du loup. Ils ont tous leurs appareils et instruments sur place, ils font de moi ce qu'ils veulent, sans parler des autres intérêts que le chapsa leur donne pour leur système. Ils font de moi ce qu’ils veulent de 18h à 8h30 le matin dans leur labo du chapsa.

A la halte, comme c'est un lieu d’accueil de femmes en situation précaire, on y retrouve aussi les FEMMES DU CHAPSA et de tout le circuit du 115 et du SIAO. Il y'a bien évidemment la VIDÉO SURVEILLANCE qui permet à la police de regarder qui discute avec qui.

 En tout cas, pour nous les pucés CE SONT DES LIEUX QUI RENFORCENT DAVANTAGE NOTRE PRÉCARISATION ET RIEN D’AUTRE.

Croyez vous vraiment, qu’il est impossible, sur tout le territoire français, de ne pas avoir ne serait-ce qu’une chambre que je payerai tous les mois, depuis 7 ans, si la police n’avait pas mis son véto dessus ?  J’ai quand même un minimum de 700€ par mois, sans apl.

A 17h30 ou 17h45 au plutard, je dois arrêter tout ce que je fais pour courir rattraper le bus du CHAPSA à la Porte de la Villette. Arrivés à Nanterre, on mange tous ensemble hommes et femmes au réfectoire, je suis prête vers 22h pour être au lit. Souvent 5 dans une chambre (exceptionnellement pour moi), avec des femmes de toutes sortes dont des folles la plupart du temps, je suis maintenue éveillée toute la nuit. Parfois après 2 ou 3 nuits et jours sans sommeil, ils me laissent dormir un peu. Parfois, c'est très rare, ils me laissent dormir une partie de la nuit. Le matin, on prend le petit déj à 8h, le bus de la police vient chercher les gens, moi je prends le RER, et je viens à Paris centre. Je vais soit à la halte pour dire aux travailleurs sociaux  de m'inscrire à la SIAO pour être logée ailleurs que le chapsa, soit je vais à ma consigne, dans une autre association de femme. Je peux changer mes habits, les laver, les repasser et les ranger, avant de m'occuper de mes autres activités.

Tout est ORGANISE PAR LA POLICE POUR QUE LA PRÉCARITÉ PUISSE DURER DES ANNÉES ET DES ANNÉES.

Attention aux prétentieux ! il ne faut surtout pas rêver, il est presque impossible d'échapper à tout ce qu'ils ont manigancé pour une victime.

Je contourne souvent tout ce monde associatif et je vais taper mes textes, je vais aussi distribuer mes documents auprès des avocats, de la presse, des institutions...je fais aussi du bénévolat dans des associations humanitaires à Paris.

Quand le 115 refusait de me loger et quand la police demandait aux hôtels de ne pas me prendre, j'allais dans des bars qui ouvrent toute la nuit à Paris. Une, deux tisanes, assise sur une chaise jusqu'à l'ouverture des métros et la journée reprend son cours normal. Parfois, ils me maintiennent éveillée toute la nuit, parfois ils enlèvent le doigt sur la télécommande et je dors 2 à 3 h assise sur ma chaise. J’ai été aussi hébergée par de la famille (mon cousin El Hadj KASSE pendant longtemps, mais il ne faut pas abuser non plus), des amis, des compatriotes…

. Depuis janvier 2014, leur nouvelle méthode c'est de me laisser dormir de 22h à 23h. A 23h ils me réveillent en me faisant tousser à mort pendant un bon bout de temps. Dans la chambre, ils mettent une "baleine" du chapsa qui ronfle comme une locomotive. Toutes les 1h ou 2h après, ils me réveillent en me faisant tousser comme pas possible et ceci jusqu'au petit matin. Quand je suis aussi à l'espace informatique à la rue RIQUET où je tape ces pages, c'est pareil, pour que je sois perturbée ou que je ne puisse pas écrire, ils me font tellement tousser que j'ai l'impression que mes poumons vont exploser. Les gens me regardaient bizarrement, j'étais obligée de leur dire finalement la vérité à savoir que je recevais des bombardements électromagnétiques qui me mettaient dans cet état. Depuis que j'en avais parlé, ils ne me l'ont plus fait à l'espace informatique.

COMMENT J'AI FAIT POUR CONNAITRE LE CHAPSA:

 

2013,  au mois de septembre ou octobre, je suis partie de Poitiers pour venir à paris rencontrer des associations africaines pour mon cas, aussi parce que je savais qu'il y'avait une grande manif antiraciste et antifasciste à OPÉRA.

J'écris toujours des tracts qui racontent mon histoire, que je dépose auprès des autorités, des ministères, des associations, des médias, mais aussi que je distribue au public en cas de manif. Une manif antiraciste, c'est une occasion que je ne peux pas rater. Le matin,  comme d'habitude, j'appelle le 115, ils me disent qu'ils n'ont rien pour moi et qu'il faut que je les rappelle. j'ai rappelé et toujours rien je dois rappeler le soir. Je suis donc allée à ma manif et j'ai commencé à distribuer mes feuilles. Les sirènes n’arrêtaient plus de sonner, personne ne s'en rendait compte car il y'avait une manif à coté c'était normal. Vers 17h je crois, le 115 M'APPELLE (chose très rare), pour me dire qu'ils m'avaient trouvé un endroit où dormir, il faut que je fasse vite pour y aller, c'est à la porte de la Villette, ligne 7, il faut que j'y aille avant 18h pour ne pas rater le bus qui nous amène au foyer. La personne au tél  me prévient que ce n'est pas terrible, mais dorénavant, je n'aurais plus besoin de les appeler, je peux y aller directement.

 

QU'EST CE QUE C'EST LE CHAPSA OU BAPSA:

https://www.youtube.com/watch?v=AoZqd6pKwbo

 

Le chapsa est un CHRS. On parle souvent de CHAPSA ou BAPSA. Il est à Nanterre, à l'intérieur de l’hôpital de Nanterre. Comme c'est dans un hôpital, le silence est assuré cela je peux vous l'assurer. En temps normal, les nuits, on n'entend aucun bruit de voiture ou de train.

Le chapsa est GÉRÉ PAR LA POLICE NATIONALE. C'est un bus, qui vient chercher les gens à la porte de la villette à 15h et à 18h pour les amener à Nanterre. Le bus à 18h est bondé de monde, les gens sont collés les uns derrière les autres comme des sardines (minimum 80 pers). Le bus est conduit par la police, le personnel qui inscrit et fait rentrer les personnes, c'est la police. A l'intérieur du chapsa, le personnel sur place c'est la police, (associés à un personnel de service pour le ménage et certaines autres tâches). A la salle  à manger, il ya aussi la police, et ils sont tous en TENUS.

LE PUBLIC DE CHAPSA:

Tous les sans abris de Paris, les clochards, les drogués, les mendiants, les alcooliques, beaucoup de fous, mais aussi des gens normaux à 20%. J'ai vu des salariés vivre au chapsa, pour uniquement faire des économies ou des étudiants (il faut le faire). Des gens y vivent pendant des années sans aucun problème. ils pensent profiter du système et de la facilité. ....il y'a évidemment plusieurs  autres cas de figure. D'autres n'ont pas le choix, le 115 a refusé de leur donner un hébergement, ils y vont, c'est mieux que rien. Toujours dans ces 20% de normaux, ils y'a NOUS, les PUCES qui n'ont jamais étaient en contact d'aussi près, avec ce monde et qui ne le seraient jamais en temps normal; on nous conduit là-bas, nous oblige à vivre avec eux, pour nous dire simplement "habituez-vous à eux, dorénavant c'est cela votre vie future, dorénavant c'est cela votre destin QUE NOUS AVONS DÉCIDÉ POUR VOUS" 

Le chapsa même si ce n'est pas quatre étoiles, est propre en lui-même puisque c'est nettoyé et désinfecté tous les jours, au moins les dortoirs et le réfectoire. Il  y'a des douches, l'eau chaude pour se laver, des serviettes jetables, des produits d’hygiène... ainsi que des draps jetables. Les chambres contiennent 4 lits (chez les femmes ) et l'avantage c'est que 4 pers peuvent se regrouper pour partager une même chambre (cela permet aux gens normaux de ne pas dormir en permanence avec des FOLLES....) ;  

Le problème du chapsa, c'est le public à qui ces lieux sont destinés. Ils sont sales, les toilettes, parfois il y'a de la merde de partout, les gens crachent par terre, certains vomissent, d’autres pissent, les fous parlent tout le temps, les alcooliques se bagarrent (souvent dans le bus), d'autres crient, hurlent, pleurent...C'EST UN MONDE A PART.

Avec la vidéo surveillance, je pense que toutes les pièces du chapsa sont vues par la police. Les chambres, les toilettes, le réfectoire, les douches, les couloirs... 

Une anecdote, nous sommes le 7 dec 2013, je suis encore malade, savez-vous pourquoi, parce que la police, au chapsa et au fort de Nogent, s'est amusée quand je prenais  ma douche, à me mettre de l'eau froide. Ils me regardent sans aucun doute quand je prends ma douche. Ils ont l'habitude de me jouer ce petit tour, cela fait partie des choses récurrentes que je subis avec eux depuis longtemps. Ce sont de gros enfants en faite, qui jouent de la vie des gens sans état d’âme.

Pour revenir  au chapsa, je l'appelle moi, "LE LABORATOIRE DE LA POLICE" . Puisqu'ils détiennent cette redoutable ARME SECRÈTE de puces électroniques et de manipulation à distance, ils ont un vrai VIVIER de personnes fragiles où ils peuvent tester et utiliser les gens et fous qui sont là bas comme bon leur semble. Ils m'ont dirigé dans cet établissement, tout travailleur social honnête vous dira que c'est aberrant, car, il y'a tellement de structures sociales valables à paris où ils pouvaient m'envoyer que le chapsa. Au début, ils m'ont laissé en paix au moins pour le choix des personnes avec qui je partage la chambre au chapsa, par la suite, quand on était 4, il me sortait du lot et continuait à me mettre avec des folles qui parlaient  une grande partie de la nuit, si elles ne ronflent pas comme une locomotive ou avec des alcooliques. 

Comme la vidéo surveillance est de rigueur au  chapsa, chaque personne qui fréquente ce lieu est connue dans les moindres détails par la police. Ils savent pour chaque personne la façon dont elle dort, si c'est une ronfleuse, si elle parle la nuit, tous les détails de vie de la personne, ils le savent.

Parfois, pour m’embêter, ils me mettent exprès dans une même chambre, avec les "baleines" de la chapsa.  Grosses, sales, un ronflement anormal, il faut le voir pour le croire;  la nuit, c'est un orchestre de ronflements que j'ai dans la chambre. Parfois ils en mettent 3 en même temps dans la chambre,  il faut que j’achète une caméra pour les filmer. Ils connaissent aussi les habitudes de certaines roumaines, à savoir se coucher tard se réveiller tôt  le matin, et se mettre à discuter tranquillement sans se préoccuper des autres.

Le repas c'est le matin et le soir. j'ai entendu 3 personnes différentes me dire de faire attention à la bouffe du chapsa. Une m'a dit qu'ils mettaient des médicaments dedans par exemple. Je sais qu'ils sont capables de tout, mais je refuse de céder à la paranoïa. Ce sont des rumeurs, peut être vraies, mais je continue toujours de manger sur place, advienne que pourra.

 

COMMENT FAIRE POUR RENTRER AU CHAPSA:

Tout un chacun peut y aller, il suffit d'aller au bus à la porte de la Villette à 15h ou à 18h pile. Nom, prénom, date de naissance, pays et vous êtes admis à l'intérieur du bus. L'autre possibilité, c'est le 115. Si le 115 vous demande d'y aller , vous pouvez prendre le RER A et aller directement à Nanterre . l'autre méthode c'est d'y aller directement, mais si vous n’êtes pas un habitué de la maison, il y'a des chances pour qu'ils ne vous acceptent pas . Une anecdote,  en début janvier 2014, j'ai raté le bus de 18h et j'y suis allée directement. J'avais aussi prévenu que je n'appellerai plus jamais de ma vie le 115. ils m'ont dit, "puisque vous êtes sur place, il suffit d'appeler le 115 et nous vous prenons de suite, sinon nous sommes désolés, on ne peut rien faire pour vous" Je suis donc repartie, il était 23h. Voici donc une autre façon d'y aller, se présenter sur place et appeler le 115 (pourtant une fois, ils me l'avaient refusé).

Toujours au mois de janvier 2014, j'ai appris qu'en faite, en plus des bus de 15h et 18h,  il y'a avait d'autres qui parcouraient différentes gares pour enfin arriver au chapsa à 22h, minuit, 3h et 5h du matin (dans ces horaires à peu prés)

 

LE FORT DE NOGENT:

C'est le fort de la légion étrangère à Nogent -sur-Marne, qui prête ses locaux pendant la période de froid à la collectivité. Impossible de rentrer au fort comme on veut, c'est un camp militaire.

Les locaux prêtés sont aménagés en CHRS. Le public accueilli est le même que celui du chapsa à quelques différences près. Il y'a plus de gens normaux au fort qu'au chapsa.

Là encore, c'est le 115 QUI M'A APPELLE (chose très rare, pour la 2ème fois). "Madame Thiam, nous vous avons trouvé un bon endroit où vous pouvez rester jusqu'au mois de mars sans problème..., si vous avez de quoi écrire, je vous dicte l'adresse... Vous serez au chaud là-bas et vous n'allez plus nous appeler tous les jours..., " j'ai pris l'adresse et à la fin elle me dit que c'est une chambre de 8 pers mais que c'était bien. j'ai de suite dit non, elle me demande d'abord d'y aller au moins voir. je l'ai écouté et j'y suis allée. Effectivement, les chambres sont de 8. Je suis restée deux semaines au fort .Dans la chambre, il y'avait 6 personnes dont UNE FOLLE. Contrairement au chapsa, au fort, on peut rester toute la journée dans sa chambre; on peut aussi faire du linge et du repassage. Il y'a effectivement beaucoup plus d'HUMANISME AU FORT QU' AU CHAPSA. La folle dormait le jour. Le soir elle regardait la télé jusque tard la nuit et elle rentrait dans la chambre à 2h du matin. elle fait énormément de bruit avant de se coucher, ensuite dans son lit, elle commence A PARLER. 2h 25, je lui demande de diminuer le volume car je veux me reposer un peu au moins. Comme elle sait que je suis réveillée et que je suis obligée de l'entendre, elle augmente le son. Quand j'ai commencé à me fâcher, elle sort de son lit et elle vient vers moi menaçante. Les autres se sont réveillés, les gens sont venus, de justesse  elle a arrêté mais elle allait se jeter sur moi. Quand elle ne parle pas la nuit, elle ronfle comme une locomotive. A part les caprices de la folle, ce sont les mascarades des travailleurs sociaux eux même, que je subis. La chambre contient 8 lits, dont 6 fixes. Les 2 places restantes, c'est pour celles qu'on amène le week-end ou un jour. Parfois on se couche tôt, vers 22h. A minuit, les travailleurs sociaux nous amène une personne ou 2, la lumière est allumée et la personne doit se préparer avant de se coucher; parfois, à 1h du matin ils nous amène une autre.

En temps normal, il ne le font pas. ils l'ont fait pour moi, tout simplement. Une fois, c'est une "baleine du chapsa" qu'ils m'ont amené vers 1h du matin exprès pour la qualité de son ronflement. Par dessus le marché ils m'ont maintenu éveillé jusqu'au petit matin, pour l'entendre ronfler elle et la folle toute la nuit. L'autre problème important de la chambre est la lumière du couloir, dès qu'on l'allume, la chambre est éclairée en permanence, à cause des murs vitrés des chambres

 

LE COMMISSARIAT DE POLICE A COTE DE LA GARE DE LYON:

J'ai passé la nuit à ce commissariat presque 1 semaine au mois de octobre-novembre 2013 je crois. La première fois, j'avais raté le bus de 18h du chapsa et j'étais partie leur demander où passait le bus de 22h. ils m'ont dit qu'ils ne savaient pas. Je suis ressortie et j'ai demandé aux gens, personne ne savait. Fatiguée, je suis revenue au commissariat pour leur dire que je n'avais pas trouvé et que je n'allais pas rester dehors sous ce froid. Ils ont accepté que je rentre dans la salle d’accueil et que je m'asseois au chaud jusqu'au petit matin.  Dégoutté du chapsa, je ne voulais plus y retourner. Une autre fois je suis allée les voir, le premier soir, ils ont eu l'amabilité d'appeler la voiture du SAMU, et on m'a amené quelque part pour la nuit. il y'avait de la place dans l'établissement, mais il fallait que le lendemain je rappelle le 115 pour qu'il me trouve une autre place. La nuit, toujours rien pour moi, je retourne au commissariat. Cette fois, ils me disent qu'ils ont appelé le 115, mais il n'a pas de place, si je veux je peux m’asseoir là jusqu'au petit matin, pas de problèmes. J'étais bien contente d’être au chaud et d'utiliser surtout des toilettes propres. Parfois je m'allongeais sur  le banc de la salle d'attente de la police jusqu'à l'heure d'ouverture des métros et je pars. La nuit, parfois, ils me maintiennent éveillés jusqu'au petit matin, parfois, ils m'ont laissé dormir 1 ou 2h de temps sur le banc, ce n'était pas mal. 

En général j'arrivais au commissariat vers 21h-22h. C'est une salle d'attente, où des gens y viennent jusqu'à 1h. C'est à partir de 2h du matin, que c'est calme et que je puisse être un peu tranquille. Apres une semaine presque au commissariat, un ami m'a hébergé à Poitiers.

  

 

CHRONOLOGIE:

 

Le 30 décembre 2013:

 j'appelle le 115 le matin, je n'ai réussi à les avoir que vers 14h. ils me disent de les appeler vers 20h . Je suis rentrée dans un café , j'ai attendu jusqu'à 20h, ils me répondent de les rappeler à 21h,; à l'heure, ils me répondent et me demandent d'aller à Marie Curie pour 1 nuit, c'est un foyer propre, il y'a 2 personnes par chambre, en majorité des africaines en attente de régularisation de papiers, et il y'avait de la place (il y'a toujours de la place contrairement à ce qu'ils racontent). Ce qui est EXTRAORDINAIRE dans l'histoire, c'est que c'est la première fois qu'ils me demandent de rappeler à 21h et qu'ils respectent leur parole depuis 7 ans. Vous avez bien lu, DEPUIS 7 ANS, c'est la première fois que le 115 ou la police de Paris, à 21h, m'accorde un hébergement quelque part à Paris. La nuit, ils ont eu la gentillesse de m'accorder 2h de sommeil environ dans ce foyer. 

Les autres fois, ils avaient un MALIN PLAISIR  à me dire de rappeler à 21h; à l'heure, j'appelle, ils me disent "désolé Madame, nous sommes complets, nous n'avons rien pour vous"; quand je leur demande, qu' ils peuvent quand même me trouver un autre endroit dans la région, " nous sommes désolé Madame, nous n'avons rien pour vous, rappelez demain!".

 Ceci en 2007, 2008, 2009, 2010, 2013 jusqu'au mois de sept ou oct date à laquelle ils m'ont mis en rapport avec le chapsa.

 

le 31 décembre 2013:

vers 14h, je les ai au téléphone, ils me disent qu'ils m'ont trouvé une bonne place, logée nourrie gratis, où je peux rester jusqu'au mois de mars, c'est à la rue blanche. Je leur dis franchement qu'il y'avait anguille sous roche (une gentillesse soudaine de leur part me paraissait vraiment louche); le soir j'y vais, on m’inscrit; au lieu d'aller aux Champs Élysées, j'étais trop fatiguée, je me suis dit qu'il était plus sage d'aller au lit.

 à 22h après la douche, je suis sous les draps. J'ai dormi seule dans la chambre, mes deux collègues étaient absentes. De 22h à 7h le matin, non seulement ils m'ont maintenu éveillée, sans une seule minute de sommeil, mais, ils ont organisé une mascarade pas possible. Ils m'ont mis dans la chambre 10 qui  donne sur une rue. Toute la nuit, ils ont circulé comme des fous sous les fenêtres de me chambre pour que je crois que la chambre était invivable. le 31 déc, c'est du bruit, on peut tout se permettre, les gens ne s'en rendent pas compte. Pour couronner le tout, à partir de 23h, ils mettaient la sirène toutes les 15 mn. pinpon pinpon mais court. à 3h du matin c'était toutes les 10 mn la sirène. Je suis sortie du lit à 9h, avec un mal de tête horrible

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le 1er  janvier 2014

    j'appelle le 115 vers midi je crois, je leur dis que j'ai vu LEUR OFFRE SUPERBE. mais LA RÉSOLUTION que je prenais pour ce début d'année, c'était de ne plus jamais LES APPELER; j'irai voir les services sociaux, en cas de problèmes, mais, je n'accepterais  plus jamais de composer le numéro 115 de ma vie. Je venais de couper UN LIEN avec la police. Je leur dis aussi que je leur rendais leur chambre demain matin. J'étais malade depuis quelques jours, j'en ai profité pour aller aux urgences à l’hôpital qui est à la gare du nord.

Le soir, je rentre dans la chambre, nous sommes trois, moi, une fille normale, sympa gentille, qui vient de trouver 1 appartement et qui part au mois de février. Par contre, la troisième, est une alcoolique de premier degré, même à jeun, elle est bourrée.

 Les travailleurs sociaux sont venus la prévenir d’être sage toute la nuit, au moins pour me souhaiter bonne arrivée. Elle a promit et elle m'explique "c'est vrai que quand je suis bourrée je fout la merde carrément, t’inquiètes pour la cigarette, j'irai à la fenêtre...". La nuit s'est bien passée avec elle et les flics m'ont laissée dormir environ 2h de temps, ce n'est pas mal. Le matin j'ai quitté leurs locaux. 

 

le 2 janvier 2014

     la halte femme ne répondant pas à mon appel, le soir, vers 18h j'arrive à la porte de la Villette, , comme d'habitude, je sors ma carte d'invalidité que je montre au policier devant la porte du bus, il me dit d'attendre. Il appelle les vieux, les personnes qui ont des béquilles, ensuite une quinzaine de jeunes femmes valides, puis il va à l’arrière du bus pour voir si toutes les places assises étaient prises, il me demande ensuite moi de rentrer.  De suite j'ai compris, c'était pour que je ne puisse pas m’asseoir, pour que je puisse être serrée comme une sardine  par souvent des hommes souvent bourrés et qui se bagarrent.

Je suis rentrée et j'ai pu m’asseoir par terre dans le petit creux de la porte du bus, loin de tout ce monde. mais comme j'ai des problèmes de circulation sanguine, j'étais obligée de me lever, mais j'étais quand même protégée des autres.

On est rentré à l'intérieur du chapsa, cette fois ci, j'ai décidé de ne plus faire parti d'aucun groupe. j'ai décidé de les laissé faire me mettre dans une même chambre avec des folles, des alcooliques, des droguées, tout ce qu'ils veulent. Un groupe est venu me voir pour compléter leur chambre, j'ai refusé. ils ont insisté, je leur ai donné ma feuille. On nous donne la chambre 111, à coté il ya des toilettes. le choix de cette chambre n'est absolument pas au hasard.

vers 21h45, la lumière était éteinte et on est couché. de 21h45 à 7h du matin, je suis maintenue éveillée, pas une seule seconde de sommeil; en plus dans la nuit, ils ont essayé plusieurs fois de faire du bruit, comme ils arrivent à le faire si bien, quand ils le veulent, mais je m'en fichais carrément. j'ai vidé ma tète et jusqu'au petit matin je n'ai pensé à rien.

 

le 3 janvier 2014  

    à 8h je sors du chapsa et je reviens à paris pour mes démarches de logements

le 6 janvier         cette nuit j'ai découvert que la RATP mettait un bus au service de la collectivité en parcourant beaucoup de gares  pour ramener les gens en difficulté au chapsa à partir de 19h30. une compatriote m'a en parlé, pour voir, je suis allée au métro sully-morland. Beaucoup d'autres personnes sont venues par la suite, ils connaissent le système depuis longtemps. Il parait que le bus n'est jamais plein, les femmes s'assoient obligatoirement, on leur offre même des friandises et du café chaud...l'ambiance est bonne et c'est le personnel de la RATP et non de la police. Depuis que je suis arrivée au métro, les sirènes n'ont pas arrêté une minute de sonner.

De 19h30 à 21h et quelques, ils ne sont pas là. tous les habitués commencent à s'inquiéter, ils m'affirment que c'est la première fois que cela arrive. Vers 21h30 ils arrivent, et la première chose c'est de plonger sur moi. "Madame, on vous prend ce soir, mais c'est la dernière fois, nous avons nos habitués, sinon on ne s'en sortira jamais..." les gens étaient  étonnés d'entendre son discours, ma compatriote, troublée et émue, car beaucoup de choses bizarres venaient de se passer sous ces yeux.

La nuit au chapsa, une folle dans la chambre, ils m'ont laissé dormir en tout et pour tout maximum 2h de temps. Presque toute la nuit maintenue éveillée, et des va-et-vient dans la chambre toutes les 45 mn à peu prés jusqu'au petit matin

1er février 2014

 Tout le mois de janvier, comme je l'avais prévu,rien n'a changé. La même chose, la même vie au chapsa avec les fousles mêmes harcèlements électromagnétiques qui sont devenus de plus en violents. Les mêmes blocages auprès de l'administration, la routine quoi!

 Je me suis donnée une date limite pour le chapsa. C'est le 1er février 2014. J'ai FINI AVEC LE CHAPSA. .Si je ne l'écris pas, dans quelques jours, je peux l'oublier et comme je les connais, ils me pousseront comme toujours à la porte de cet horrible établissement et j'y retournerais malgré moi. Comme je suis une personne de parole, je sais que dorénavant, je n'y mettrais jamais plus les pieds.

le 1er janvier 2014 j'ai rompu une 1ere chaîne ou boulet au pied, c'était le 115. La 2ème rupture avec leur système c'est leur chapsa le 1er février 2014.

Je sais bien qu'ils le prendront comme un affront et qu'ils  me le feront lourdement payé, mais, qu'importe, je ne peux pas vivre PLUS que je n'ai vécu depuis 2007. 

 

le 1er février 2014, je suis allée à mon hotel habituel, au Friends hotel à Barbès. C'était évident qu'ils m'attendaient, mais je ne savais pas quelle surprise ils allaient me réserver. Une chambre de 15 personnes m'attendait avec au moins 10 mecs dans la chambre. Je n'en espérerais pas autant. En fin de compte, à 1h du matin, les lumières se sont éteintes et surprise, la police m'a laissé dormir jusqu'à 4h du matin. C'est un miracle! 

 

Le 2 et le 3 février,

 j'ai eu la chance d'avoir une amie qui est venue de lyon et qui m'a offert 2 nuits d’hôtels.

 

Le 4 février 2014,

 je vais à la CAF du 20ème pour me renseigner pour le LOGEMENT et mes APL. SURPRISE: Mes revenus venaient d’être baissés de 739€ à 400€ par mois. Je précise que j'ai 3 à 4 logements en vue et que des propriétaires sont prêts à me louer. D'autre part, en attendant de finaliser un de ces appartements, je comptais prendre un hôtel au mois . En effet, depuis plus d'un mois je cours auprès de tous les services sociaux pour demander la liste des hôtels au mois. Refus total de me la fournir sur ordre de la police sans aucun doute. Cela fait deux jours, qu'une amie m'a prêté sa liste, j'ai commencé à appeler et là mes revenus viennent d'etre diminués de moitié.

Ils ne changeront jamais ces gens, ce sont d'éternels gros enfants, inconscients et orgueilleux qui croient peut être qu'en diminuant mes ressources, je ne pourrais non seulement pas prendre un hôtel au mois, mais, je ne pourrais même plus me payer les petits hôtels comme friends hotels et consors...Malheureusement pour eux , leur enfantillage et leur bêtise dépassent l'imagination du commun des mortels.

 

Du 4 au février au 16 février 2014

Je suis allée au distributeur pour retirer 20 euros pour aller à l’hôtel. Mon compte était bien alimenté. Refus total de retirer quoi que ce soit. Pas d’hôtel, je suis donc allée dans un de mes fameux bars à Paris où le service est continu toute la nuit. Je commande une infusion de 5 euros et j'ai la chance de m'asseoir jusqu'à 5h du matin, l'heure de l'ouverture des métros. Cette situation je l'ai vécu à Paris pendant des années de façon discontinue. La police venait en générale toute les 30mn avec les sirènes s'assurait que j'étais bien assise sur ma chaise.

 

Certains autres jours, à part  Les fesses sur une chaise de bar jusqu'au petit matin avec la police autour de moi, un ami m'a prêté un LOCAL COMMERCIAL A POITIERS. Un matelas par terre et le tour est joué. Même s'ils ne me laissent pas dormir, je peux au moins m'ALLONGER ET ME REPOSER LE CORPS. Le lendemain, je reprenais le train pour Paris pour manger et me laver. Malgré mes demandes quotidiennes au SIAO d'un hébergement, refus  total depuis Le 31 décembre 2013.

 

le 17 février 2014

Après de nombreux blocages incroyables, ces chers bourreaux m'ont enfin de compte laissé SIGNE UN CONTRAT DE LOCATION. Je précise que ce n'est aucunement un signe d'humanité ou de gentillesse de leur part. Dépourvu d'humanité, ils ne font rien sans rien. Des logements sociaux, il y'a en, ils refusent catégoriquement que les services sociaux m'en attribuent (si on ne peut pas m'accorder un logement d'urgence en période de froid, je ne crois pas qu'on puisse passer à l'étape suivante qui est un logement décent).

A paris, dans le privé je ne pourrais pas trouver un propriétaire qui puisse me louer facilement un T3  de 600 euros minimum. Ils demandent des fiches de paye et toute une panoplie de papiers. Je peux bénéficier que des T2 qui sont à 500 environ. J'en ai trouvé plusieurs, bien que cela ne nous arrange pas mon fils et moi, nous n'avons pas le choix. 

La chambre pour lui, il a 20 ans, il a besoin de son intimité. Moi aussi je suis une femme j'ai besoin de mon intimité, mais tant pis, je me contenterais du salon. Les chers bourreaux le savent et c'est déjà pour eux une grande jouissance de nous voir confiner dans ce petit espace.

Un appartement, c'est qu'ils sont décidés de me rendre mon fils. Pourquoi, je n'en sais rien. En tout cas, je suis bien CONTENTE DE RETROUVER MON PETIT BONHOMME QUI A BIEN GRANDI.

 

le 30 avril 2014

Toujours réveillée toutes les nuits ou maintenue éveillée toute la nuit, Avril 2014 a été le mois des BLOCAGES ADMINISTRATIFS;

-loyer, électricité, eaux, téléphone (mon fils et moi), internet, vivres, affaires personnelles...sont les charges auxquelles je dois faire face tous les mois. Sans blocage, je m'en sors très bien. Je ne vis jamais au-dessus de mes moyens, j'ai toujours vécu avec ce que je possède en le gérant comme il faut.

Mes prestations qui s’élèvent au moins à 800€ en temps normal (sans l'APL) sont toujours réduit de moitié.

    ---La CAF parait-il n'a pas de temps de s'occuper de mon dossier

    ---La MDPH idem (pour un dossier de renouvellement déposé depuis juillet 2013 et qui devait être clôturé depuis janvier 2014)

-Ma banque  me ferme définitivement mon compte courant sans aucune explication alors que j'avais opté pour des prélèvements automatiques pour payer toutes mes charges.

-Refus total de plusieurs  banques de m'ouvrir un compte courant.

-La banque de France me signale que je suis en interdiction bancaire jusqu'en 2016. Parce qu'en 2012 je devais à la banque accord de l'argent alors qu'en ce moment là, j'étais au Sénégal et la police avait fait fermer tous mes comptes bancaires et tous mes droits en France. Par quel miracle, du Sénégal, la banque accord peut-il me prêter de l'argent? Ceci est un mensonge TROP GROSSIER (car vérifiable). Néanmoins, la banque de France me précise que je peux bénéficier de toutes les banques de France, d'un compte courant, d'un chéquier, d'un découvert et d'une carte bancaire mais non d'un CRÉDIT, d'où mon ex-compte courant de la caisse d'épargne que j'ai depuis des mois qui vient d’être clôturé sans raison..

-Ma demande de FSL, acceptée mais bloquée aussi.

Pour des dépenses (à deux) de 1300€, je me suis retrouvé avec 320€ de prestations en mains, tout le mois.

 

30 mai 2014

--Des blocages à ne plus en finir. Si un s’arrête, ils ouvrent un autre. Du 1er au 31 mai, mes prestations n'ont pas été versées malgré mes nombreux passages à la CAF. Attendre, c'est ce qu'ils me demandent. Attendre et être patiente.

--Des semaines maintenues éveillées jours et nuits sans une seule minute de sommeil.

--Des banques qui refusent de m'ouvrir un compte courant, à ne plus en finir. 

 

30 JUIN 2014

--Des semaines maintenues éveillées jours et nuits sans une seule minute de sommeil.

--Main basse sur ma maison; ils se dévoilent enfin la face après avoir attendu de nombreuses années mon "agonie" en vain.

--Saccage de ma maison. Pendant presque 6 mois, ils m'ont payé mon loyer, uniquement pour me la POURRIR, il faut vraiment le faire!

--Blocages de mes prestations depuis mars 2014; déblocages fin juin, mais refus de ma banque de me donner l'argent. il me le donne par chèque pour que je me trimbale avec encore des semaines. Un chèque il faut l'encaisser, pour cela il faut un compte bancaire et là ils ont fermé tous mes comptes

30 JUIN 2014 AU 15 FEVRIER 2015 

enormement d'évenements se sont passés et qui sont consignés par ci par là . J'essayerai de les incorporer.

 

 



26/12/2013
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